Des sangliers d’Obélix aux épinards de Popeye, de la salsepareille des Schtroumpfs aux ramens de Naruto, de la villageoise des Bidochon aux vins natures des Ignorants, la bande dessinée regorge de mets et boissons plus ou moins raffinés !
À travers les planches d’une centaine d’auteurs de BD, l’exposition propose un parcours sensible sur la manière dont le 9e art met en scène notre rapport à l’alimentation, à la gastronomie et au vin à travers les œuvres d’une centaine d’auteur.e.s.
Co-produite avec la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême, cette nouvelle exposition invite à explorer une nouvelle facette du Repas gastronomique des Français et de la place de l’alimentation dans nos sociétés à travers les regards des auteurs et illustrateurs de bande dessinée.
Une exposition en 6 parties
Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es
Beaucoup de héros de bande dessinée sont caractérisés par ce qu’ils mangent ou boivent. Citons Astérix et sa potion magique, Obélix et ses sangliers, Popeye et ses épinards, Gaston et sa morue à la fraise…
Le goût de l’époque
Aux côtés de héros plus contemporains, des histoires et dessins racontent notre époque, à travers, par exemple, les Unes de Charlie Hebdo, Fluide Glacial ou du New Yorker. Dans Les Bidochon, c’est un couple de Français moyens très influencé par la société de consommation qui est moqué.
Je mange donc je suis
Entrez dans la bande dessinée intime, où quand la nourriture nous raconte, nous renvoie à nos souvenirs, à nos voyages… Dans À la recherche de Jeanne, l’autrice qui vient de perdre sa grand-mère, part dans une quête initiatique en Israël à partir de son cahier de recettes.
On en fait tout un plat
La nourriture et la cuisine ont souvent été une arme d’émancipation pour des héros de bande dessinée. Grâce à elle, le héros va pouvoir vaincre les forces du mal ou trouver sa voie. C’est également dans cette salle que nous retrouverons beaucoup de mangas ultra populaires comme Les gouttes de Dieu.
Le goût des autres
Cette cinquième partie s’attache à montrer comment, dans le sillage d’Etienne Davodeau et ses Ignorants, la bande dessinée (souvent de reportage) s’est intéressée aux producteurs, vignerons, cuisiniers…
L’auteur se transformant alors en « Tintin reporter » pour se glisser dans la cuisine des plus grands chefs pour accompagner les agriculteurs ou vignerons dans leur tâche quotidienne.
Bouchées doubles
Pour accompagner l’exposition, les commissaires avaient à cœur de créer un ouvrage qui interroge sur l’avenir de l’alimentation. Ils ont donc associé 7 autrices et 7 auteurs avec 14 chef.fes, pour parler de la cuisine du futur. Les créations ont été éditées dans un seul et même ouvrage et présentées dans la dernière partie de l’exposition.